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LE CHANT DES FORÊTS

Exposition

Structure : COAL

Lieu : MAIF Social Club

Date : 2022

Poste : Scénographie

 

GENERIQUE

Commissariat : Lauranne Germond – COAL / Scénographie : Benjamin Gabrié


Artistes :
Romain Bernini, Félix Blume, Thierry Boutonnier, Thierry Cohen, Fernand Deroussen, Émilie Faïf, Beya Gille Gacha, Collectif Fibra, Florian Mermin, Taiana Wolska

 

Textes : Lauranne Germond et Joan Pronnier, COAL
 

Production exécutive - Artistik Bazaar
Direction technique - Rejoyce
Agenceur - Solid

Remerciements aux prêteurs et partenaires :
Greenline Foundaion, Root System Drawings collecion / Wageningen University
& Research Image Collecions, Fondaion LAccolade

Exposition

 

 

Comme une polyphonie, Le Chant des Forêts donne à entendre les voix de la forêt, celles des vivants qui la composent et la décomposent, celles des rites et des cultes qui la traversent depuis la nuit des temps, mais aussi celles des humains qui l’habitent et luttent pour les protéger.

À la fois chaîne et maillon de l’écosystème planétaire, source d’oxygène et puits de carbone, aérienne et souterraine, la forêt est vitale pour l’équilibre global des écosystèmes, pour la biodiversité et pour les sociétés humaines qui, depuis des millénaires, comptent sur ses ressources. Lieu de vie pour de nombreux peuples autochtones qui luttent aujourd’hui pour défendre un autre rapport à la nature et au vivant, le « bois » est aussi ce lieu politique, refuge historique pour les libertaires et les résistants. Toutes sortes de créatures, dieux, fées, elfes, sorcières, monstres et démons y cohabitent également et hantent l’imaginaire de la forêt, des mythes d’Amazonie aux légendes de Brocéliande. Objet de crainte ou havre de paix, la forêt véhicule une multitude de récits et de savoirs qui nous renvoient aux confins de l’humanité. Pourtant, la forêt est devenue en quelques décennies le symbole et le point de convergence des convoitises, des catastrophes environnementales et des luttes qui agitent le monde contemporain en crise.

Les forêts parlent, elles chantent et nous enchantent. Elles crient aussi. Elles appellent et interpellent. Les dix artistes de l’exposition Le Chant des Forêts nous invitent à composer ensemble cet appel du vivant pour le droit au merveilleux et à la beauté du monde, depuis la forêt-refuge, là où germent les résistances et où bourgeonnent les expressions en marge, là où fleurit cette liberté sauvage et furtive qui s’exerce loin des regards et loin de la ville, là où se plante le monde de demain. 

Scénographie

 

 

La scénographie de l’exposition « Le Chant des forêts » cherchera à plonger les visiteurs dans une expérience immersive, permettant une découverte progressive des œuvres qu’elle recèle.


Il s’agit d’inviter les spectateurs à déambuler dans un univers évoquant la forêt, par des matières, des textures, des nuances de couleurs ou des circulations tortueuses. L’évocation par les sens pourra aller jusqu’à l’utilisation d’ambiance olfactive et sonore, et aura une dimension ludique dans son rapport au corps. Car si la scénographie n’aura pas pour objectif de proposer une illustration réaliste de la forêt, elle aura en charge de la représenter par les sensations visuelles et corporelles évolutives qu’elle procurera tout au long du cheminement, tout en permettant aux œuvres d’exister pleinement.

 

La dramaturgie du parcours scénographique sera en lien étroit avec les problématiques soulevées par celles-ci, évoquant parfois la promenade agréable en forêt, l’air de jeux et de découverte qu’elle représente, parfois la magie inquiétante et le mystère des créatures qui l’habitent, parfois la complexité des luttes écologiques liées à la déforestation. Ainsi l’espace, au gré de la déambulation des visiteurs, changera de matériau, de hauteur, sera parfois large, lumineux et invitant à la contemplation, ou sombre et étroit, plongeant dans l’obscurité des profondeurs d’une forêt onirique et symbolique. Nous souhaitons que l’exposition puisse être parcourue dans plusieurs sens, créant ainsi plusieurs lectures de son contenu. La porosité variable, visuelle ou physique, des espaces entre eux permettra de mettre en résonance certaines œuvres ayant des regards différents sur la forêt, comme les deux faces d’une même pièce.

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